Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 19:13

peine-du-menuisier.jpgMarie Le Gall, Le Livre de poche, 2011, 318 p.

La narratrice, née tardivement de Louise, sa mère sourde et d'un père qu'elle ne nomme que Le Menuisier, est très tôt fascinée par la mort, les cimetières, les tombes. Elle grandit à Brest, dans le quartier du Landais et passe ses vacances dans la campagne finistérienne, du côté de Chateaulin et de l'Aulne, le pays de son père. Jamais celui-ci et elle ne se parlent ni ne se touchent et elle sent bien qu'un secret hante sa famille de taiseux. Grand Mère Mélie, la mère de Louise, veuve de la première guerre mondiale qui vit avec eux et porte le deuil de son mari mais aussi d'un fils perdu tout jeune et la soeur aînée, Jeanne, une folle qu'il faudra finir par enfermer en hôpital psychiatrique, complètent la famille. Le Menuisier travaille à l'arsenal mais n'a jamais coupé le cordon qui le relie à sa vie de paysan breton, qu'il retrouve dès qu'il le peut.

Ce livre est un excellent documentaire sur la vie des déracinés ruraux au XXème siècle à Brest, partagés entre deux mondes, le monde rural qui disparaît, comme la ferme familiale bientôt enfouie sous les lierres et le nouveau monde urbain des années d'après guerre. Et la tension du mystère, qui règne sur tout le livre jusqu'à son dénouement final, contribue à le rendre passionnant.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Ainsi toujours poussé vers de nouveaux rivages
  • : Des voyages, réels et imaginaires. Les occupations d'un retraité breton.
  • Contact