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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 04:57

Vous vous demandez si je ne suis pas en train de plonger dans une période mystique, eu égard au nombre d'abbayes visitées cet été. Rassurez-vous, je demeure solidement athée mais j'admets n'être pas insensible aux marques de foi de ces hommes du moyen-âge et aux oeuvres d'art qui en résultent. Assez fascinante, aussi, était cette avenure collective qui poussait des hommes à s'installer dans des confins hostiles  (les abords du Mené, boisés et humides, ce n'était pas Cythère...) et à transformer la nature. Cette démarche est peut-être, en partie, à l'origine de la volonté de maîtriser l'environnement et donc de ses dérives qui engendrent tant de dégâts écologiques aujourd'hui. On est loin de la seule volonté d'appartenir à la création, répandue dans certaine religions, notamment en Inde.

Mais je m'égare...

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Ce petit résumé de l'histoire de Boquen devrait suffire

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L'austérité cistercienne a été gardée par Dom Alexis dans sa reconstruction du XXème siècle

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austérité qui se retrouve à l'intérieur

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Juste, ici et là, quelques rappels des sculptures qui ornaient l'ancienne abbatiale,

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des reliques presqu'incongrues dans ce décor,

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et une très belle armoire sculptée (XVIII ème siècle?)

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Quelques éléments de l'ancien cloître

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et d'anciennes pierres marquant les limites de l'exercice de reconstruction.

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commentaires

B
Ce qui me plaît bien en effet, dans les années 1960, à Boquen, c’est qu’il y a eu deux beaux semeurs de zone à la suite l’un de l’autre. On avait lâché Alexis Presse là pcq qu’on n’en voulait plus<br /> ailleurs vu qu’il rêvait revenir à la « pureté des origines » (?) du temps de saint Bernard. Et Bernard Berest s’est fait virer pcq’il rêvait d’une Eglise révolutionnaire (?). Les autorités ont<br /> fini par remettre de l’ordre là dedans : l’utopie n’est plus d’actualité ! Pour le MA, le spécialiste, c’est l’ami Dufief. C’est juste, Bernard, à Boquen on ne faisait déjà plus trop dans le trafic<br /> des reliques, pourtant les moines prêtaient à intérêt (sur les dîmes, ça pouvait passer !) aux petits seigneurs du coin: il faut bien vivre, comme tu dis,mais ce n’était pas moins « boutiquier »<br /> que le culte des reliques. Par contre, côté "abstrait" de la foi, la belle idée que les saints (comme vous et moi) sont toujours vivants puisque les reliques manifestent leur pouvoir, ça valait<br /> peut-être bien les ressources que le clergé en tirait ? .
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B
"Incongrues", les reliques à Boquen ? Quel "mécréant tu fais, Bernard.! C'est une longue histoire et ces ossements en ont vu de toutes les couleurs... Au début du Xe s., devant les invasions<br /> normandes, les moines de l'abbaye de Léhon et le clergé d'Alet (=St-Servan) se sont réfugiés à Paris avec les restes de saint Magloire et de plusieurs autres saints Bretons. Après la Révolution,<br /> les reliquaires se sont retrouvés à l'église St-Jacques du Haut-Pas. C'est de là que dom Alexis les a rappatriés en grande pompe.Du temps de la "Communion de Boquen", elles ont été mises de côté<br /> dans une chapelle latérale avec un carton portant l'inscription "Restes de vieux saints"! Les petites soeurs de Jérusalem les avaient ressortis pour les mettre (paraît-il dans un reliquaire en<br /> céramique,) et les voilà enfin revenues à leur place du milieu des années 50... Bref, ça nous en apprend quand même pas mal sur l'espèce humaine. Il paraîtrait qu'Alexis Presse aurait dit: En tout<br /> cas ce ne sont pas des os d'animaux. Ils méritent donc d'être vénérés...
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B
<br /> <br /> En tout cas pas en phase avec l'idée que je me fais de la religion à Boquen dans les années 1960 mais il est vrai que je ne suis pas spécialiste. Par ailleurs les reliques étaient toujours la clé<br /> de recettes assurées pour les monastères et il faut bien vivre. Je persiste à ressentir le côté déplacé de ces reliques, avec ce qu'elles comportent d'aspect "boutiquier" de la<br /> religion, par rapport à l'austérité, au côté presque "abstrait" de la foi en ces lieux.<br /> <br /> <br /> <br />

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